2 - La flagellation et le couronnement d'épines

Audio-guide « Visages de la Passion » - Collégiale St Pierre


VP - Commentaire 2.mp3
Voix de Caroline BIENCOURT, conservatrice diocésaine
et du Père André MERVILLE, curé de la paroisse



2 - La flagellation et le couronnement d'épines 2 - La flagellation et le couronnement d'épines   Derrière la statue de St Pierre, les deux volets en bois, peints sur les deux faces font partie d'un triptyque dont la partie centrale a disparu; ce triptyque est attribué à Lambert Lombart, peintre liégeois du 16ème siècle. Ces deux volets se trouvaient avant la Révolution dans l'ancienne cathédrale de Cambrai. Ils sont ouverts sur les faces qui représentent la passion.
Sur le volet de gauche, l'artiste a peint une « flagellation du Christ » : celui-ci, solidement attaché à un socle, est fouetté par deux soldats. Sur le volet de droite, est représenté le « couronnement d'épines » : Jésus est assis ; un soldat aux mains gantées de fer, assisté d'un autre, achève de lui enfoncer une couronne d'épines sur la tête ; un troisième soldat, à genoux en face de lui, a glissé dans sa main une frêle branche de roseau mais il ne parvient pas à croiser son regard ; derrière Jésus, un quatrième soldat tente de briser une branche qui lui résiste malgré toute la tension de sa musculature. Dans la partie supérieure des deux volets, les chefs et des gardes observent l'exécution des supplices infligés au condamné.

Les chefs et leurs gardes, dans la lumière blafarde d'une torche, cautionnent l'acharnement des bourreaux. Les panneaux, tout en longueur, accusent le trait de l'inexorable violence de pulsions débridées. Pourtant, sur le panneau de droite, l'effort démesuré des soldats pour tenter de faire céder Jésus, fait penser à ces mots de la fable du roseau et du chêne : « Je plie mais ne rompt pas ! » Le livre de la Sagesse, parlant du juste affronté aux méchants, mettait dans leur bouche ces mots : « Coupons l'arbre à la racine ! ». Mais déjà, l'épilogue apparaît bien présent dans ces deux tableaux: dans celui de droite, la branche et le roseau, le croisement de la hallebarde et du flambeau esquissent le tracé de la croix salvatrice, tandis que sur le panneau de gauche, le Christ se retourne comme s'il voulait nous dire : « Tu le vois, c'est bien ce qui avait été annoncé par le psalmiste ; sur mon dos ont labouré les laboureurs, allongeant leurs sillons... mais en vérité, comme je l'ai enseigné, c'est moi qui ai pris sur moi ton joug pour tracer le sillon dans lequel tombera la semence de ta vie ».

logoparoisse
Paroisse St-Maurand St-Amé de DOUAI
OT Douai

 

Article publié par MICHEL LAISNE • Publié le Mercredi 28 mars 2012 • 1976 visites

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