4 - La mort et la résurrection

Audio-guide « Visages de la Passion » - Collégiale St Pierre


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Voix de Caroline BIENCOURT, conservatrice diocésaine
et du Père André MERVILLE, curé de la paroisse



4 - La mort et la résurrection 4 - La mort et la résurrection   L'autel central du transept gauche enchâsse un « Christ au tombeau » en marbre blanc, sculpté par Schleiff etprovenant de l'abbaye de Marchiennes ; le corps allongé occupe toute la largeur de l'aute l; entouré par des anges, il s'apprête à se lever du séjour des morts. Sur la porte du tabernacle de l'autel, le maître d'œuvre a représenté un agneau immolé couché sur un livre scellé de 7 sceaux. Le tabernacle est surmonté d'une croix en bronze. Sur cette croix, un serpent enroulé sur le poteau de la croix est attiré vers le bas par une pomme, tandis que le Christ, cloué sur cette croix, tient son visage tendu vers le haut. Au-dessus de l'autel, le tableau de la « résurrection du Christ » fut exécuté en 1770 par Jean Lagrenée comme toile de fond au moment de la réinstallation de cet autel dans la Collégiale St Pierre. Dans cet immense tableau au tons chatoyants, le Christ, auréolé de lumière, sort de son tombeau ouvert, tout irradié d'une lumière qui part dans toutes les directions de l'univers.

L'intérêt de cette conjugaison de deux œuvres magistrales réside dans le déploiement de la signification que la toile donne à cet autel dominé par une croix de bronze. L'auteur de la toile a su mettre en valeur le dénouement du drame causé par l'arbre de la croix. C'est la présence du serpent et le fruit au pied de la croix qui permet de comprendre que cette croix est bien l'arbre de la confrontation du bien et du mal dont parle le premier chapitre du livre de la Genèse. Dieu avait interdit à Adam de manger du fruit de cet arbre pour lui éviter la tentation de croire que le bien se confond avec le plaisir de consommer et que le mal c'est d'en être privé. Confondre le mal avec le bien, c'est nier la vérité du bien : c'est pourquoi le livre de vie restait scellé ; c'est aussi pourquoi la mort était comme une porte qui s'était refermée et nous enfermait à jamais dans sa tombe. En supportant jusqu'à l'extrême l'épreuve de cette tentation sur l'arbre de la croix, Jésus en triomphe définitivement; dès lors, le livre est descellé, le tombeau s'ouvre, la vie qui vient de Dieu peut se dévoiler, surgir, se répandre et s'étendre jusqu'à l'horizon de l'espace et du temps.

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Paroisse St-Maurand St-Amé de DOUAI
OT Douai

 

Article publié par MICHEL LAISNE • Publié le Mercredi 28 mars 2012 • 2289 visites

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