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L'Hostie du miracle

Le récit du miracle, le 6 avril 1254

 

Gravure du XVème siècle Gravure du XVème siècle  

 

D'après le dominicain Th. de Catimpré,
évêque suffrageant de Cambrai

 

 

Au temps de Pâques, un prêtre qui venait de donner la Sainte Communion au peuple dans l'Eglise de Saint Amé vit avec effroi qu'une Hostie se trouvait sur le sol. Il se mit à genoux et voulut recueillir le corps de Jésus-Christ, mais aussitôt, d'elle-même, l'Hostie s'éleva en l'air et alla se placer sur le purificatoire. Le prêtre (Thomas Pikete) pousse un cri, il appelle le peuple ; et ceux-ci, accourus à sa voix, apeçoiivent sur le linge sacré un Corps plein de vie sous la forme d'un charmant Enfant.

 

Averti de cet événement, je me rendis à Douai. Arrivé chez le doyen, je le priai de me faire voir le miracle. On ouvre le Ciboire ; le peuple accourt, et peu après, chacun de s'écrier : Le voici, je Le vois ! Le voici ! je vois mon sauveur ! Bientôt je vis distinctement la face de Notre Seigneur Jésus-Christ dans la plénitude de I'âge. Sur sa tête était une couronne d'épines et du front coulaient deux gouttes de sang qui descendaient sur chaque joue. A l'instant, je me jette a genoux, et j'adore en pleurant. Quand je me relevais, je vis une face d'homme, radieuse et éblouissante de beauté vénérable au-delà de tout ce qui peut s'imaginer. Elle était tournée à droite, en sorte que l'œil droit se voyait à peine. Le nez était long et droit, les sourcils arqués, les yeux très doux et baissés ; une longue chevelure descendait sur les épaules, la barbe, que le fer n'avait point touché, se recourbait d'elle-même sous le menton, et, près de la bouche, qui était très gracieuse, elle s'amincissait. Le front était large, les joues maigres, et la tête ainsi que le cou qui était assez long, s'inclinaient légèrement. Voilà le portrait, et telle était la beauté de cette face très douce.

 

En l'espace d'une heure, on voyait ordinairement le Sauveur sous différentes formes : les uns l'ont vu étendu sur la Croix ; d'autres, comme venant juger les hommes ; d'autres, enfin, et c'est le plus grand nombre, le virent sous la forme d'un Enfant.

 

Photos jointes :

 

  • Médaille du jubilé séculaire du Miracle en juillet 1855
    (nous remercions M. Patrick Blanquart qui nous a transmis ces photos et a autorisé leur publication)

 

  • Médaille du pèlerinage national en mai 1875
    (nous remercions le Père B. Descarpentries qui nous a permis de photographier cette médaille)

 

 

Article publié par Paroisse St-Maurand St-Amé de Douai • Publié Mardi 13 octobre 2009 • 8290 visites

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