8 - La Pietà

Audio-guide « Visages de la Passion » - Collégiale St Pierre


VP - Commentaire 8.mp3
Voix de Caroline BIENCOURT, conservatrice diocésaine
et du Père André MERVILLE, curé de la paroisse



8 - La Pietà 8 - La Pietà   Ce tableau semble une copie de celui qui est détenu par le Musée de Valenciennes ; il est attribué à Pieter Van Mol, peintre du 17ème siècle. Quatre personnages occupent tout l'espace de cette toile : le premier, le corps de Jésus, nous est présenté sous la forme d'un corps mort, froid, allongé, presque déjà figé dans sa raideu r; il vient d'être détaché de la croix et remis à sa mère qui se tient debout, légèrement penchée en avant ; son teint est aussi blafard que celui de son fils. Deux autres visages enserrent celui de la mère : à sa gauche, l'apôtre Jean ; il la contemple ; il était resté près d'elle auprès de la croix ; il est celui auquel Jésus avait dit, juste avant de mourir: « Fils, voici ta mère » ; à droite de la mère se tient Joseph d'Arimathie ; il est celui qui avait osé réclamer à Pilate le corps de Jésus pour le déposer dans le riche tombeau qu'il s'était fait tailler dans la pierre. Joseph, quant à lui, tient les yeux fixés sur le visage de ce Jésus envers lequel il a voulu témoigner sa reconnaissance.

La mère et le fils ont tous les deux le même visage ; mais si celui du fils est apaisé, celui de la mère exprime une douleur extrême. Les yeux du fils sont définitivement clos ; ceux de la mère nous fixent avec intensité. Le sens de ce regard est donné par le bras droit de cette mère, posé perpendiculairement sur le corps de son fils, en notre direction, tandis que les bras du fils se tiennent posées à plat, sans vie. Ce croisement des bras semblent prolonger ce mystère de la passion, comme si cette fois, c'était la maman qui continuait à la vivre pour nous. Tandis que la main gauche de la mère passée derrière la tête de Jésus, effleure son visage et que nous ressentons toute la douleur de ce contact, la main droite se tend vers nous, comme pour nous faire comprendre que si ce fils était mort, ce n'était pas seulement à cause de nos fautes : c'était surtout pour nous donner sa vie, et que ce don serait aussi celui du Père, puisque cette main nous invite en même temps à nous tourner vers le ciel.

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Paroisse St-Maurand St-Amé de DOUAI
OT Douai

 

Article publié par MICHEL LAISNE • Publié le Mercredi 28 mars 2012 • 2537 visites

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