Récollection pour le temps de l'Avent

par le Père Eric TRAORE, vicaire de la Paroisse Ste Anne de Dédougou

 

« le seigneur vient, prépare-toi à l’accueillir ».

L’année civile tout comme l’année liturgique comporte cinquante deux (52) semaines. Seulement, l’année liturgique connaît des temps forts conduisant à de grandes célébrations et un temps ordinaire de 34 semaines. Le temps de l’Avent qui ouvre l’année liturgique et conduit à la solennité de la Nativité de Notre Seigneur(Noël) dure quatre (04) semaines. Le temps de carême avec sept (07) semaines est clos par la célébration de la Résurrection ; et le temps de pâques avec ses sept (07) semaines est clos par la célébration de la venue du Saint Esprit, la pentecôte. Le cycle liturgique se termine avec la célébration du Christ-Roi de l’Univers et il commence par une méditation sur le second avènement, la parousie, qui marquera la fin des temps.

Bref, chaque temps a son importance dans notre vie humaine et surtout dans notre vie de foi. Tout est organisé et rien n’est laissé au gré du hasard. Si nous les suivons de tout cœur, non seulement nous serons heureux sur cette terre d’avoir eu un programme de vie, mais plus encore nous serons appelés fils de Dieux et donc héritiers du Royaume de Dieu, cohéritiers avec le Christ, notre Sauveur.

Je voudrais en cette deuxième semaine du temps de l’Avent m’attarder avec vous sur la venue dans notre humanité du messie et comment faire pour lui réserver un accueil digne de son rang. A travers donc le thème : « le seigneur vient, prépare-toi à l’accueillir ». Je voudrais évoquer avec vous le sens de l’Avent dans la liturgie chrétienne catholique dans un premier temps, son rôle et le but de sa venue et dans un second temps les dispositions qui doivent être les nôtres pour son accueil dans nos vies d’aujourd’hui.

I. Sens du mot Avent.


Mot d’origine latine « Avent » signifie « Arrivée ». Le terme « adventus » qui désigne, dans le vocabulaire de la cour, l’avènement d’un empereur, suggère aux chrétiens la manifestation du Royaume spirituel du Christ, à la fin des temps, déjà inauguré par la naissance de Jésus à Bethléem. Dans la liturgie des Églises chrétiennes d’Occident, c’est le temps réservé à la préparation de Noël. Il commence le dimanche le plus proche du 30 novembre et se célèbre avec plus de solennité à partir du 17 décembre. L’avent apparaît à Rome au VIe siècle, bien que l’on trouve, en Espagne et en Gaule, dès la fin du IVe siècle, des éléments d’une sorte de carême précédant les baptêmes qu’on y célébrait lors de l’Épiphanie. L’Avent est un avènement et c’est ce que l’Eglise célèbre : l’avènement de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. En d’autre terme par l’« Avent » nous attendons la venue de Jésus-Christ dans notre monde. L’Eglise parle d’un triple « Avent » : la venue de Jésus lors de sa naissance, il ya deux mille ans, sa venue intérieure en nous, aujourd’hui, et son retour en majesté à la fin des temps. Avènement, marquant la venue du Messie le temps de l’Avent est aussi le temps de la mise en valeur de la couronne de l’Avent. En effet, dans l’antiquité déjà, la couronne symbolisait la victoire et les honneurs. On la plaçait, richement ornée, sur la tête du vainqueur. La couronne de l’Avent est le signe de l’hommage rendu au Seigneur qui va venir ; lorsqu’il vient dans sa majesté, ce symbole de la victoire lui est dû. Dans le christianisme, la couronne antique prend un autre sens encore. Elle indique la conquête du salut, elle montre que par Jésus-Christ notre vie accède à sa totalité et à son intégrité. Elle est la promesse solennelle que cette vie, si souvent déchirée et incohérente parce que tant de choses s’y trouvent simplement juxtaposées, sans lien entre elle, peut recouvrer la plénitude et l’harmonie. Au terme de l’année ecclésiastique, la couronne de l’Avent a pour but de nous conforter dans l’espoir que notre vie sera une réussite. Même si l’année écoulée nous a apporté bien des échecs, ceux-ci peuvent-être métamorphosés par le recueillement, le silence et la prière, et intégré à l’ensemble de notre existence de telle façon qu’elle retrouve une cohérence. La couronne de l’Avent a quatre bougies. A l’origine, elles n’ont pas d’autre fonction que de compter les dimanches de l’Avent, chaque dimanche, on allume une nouvelle bougie, de telle sorte que le nombre des bougies allumées rend plus intense notre attente de la nativité. Mais le nombre quatre à plus de valeur symbolique. Quatre, c’est le nombre des éléments et des points cardinaux. Dessinant un carré, il représente la quintessence de tout ordre. Quand les quatre bougies brulent sur le cercle de la couronne, toutes les oppositions sont réconciliées dans cette union du cercle et du carré. Quatre, c’est aussi le nombre de la préparation à la métamorphose. Le peuple d’Israël doit cheminer quarante ans dans le désert avant d’accéder à la terre promise. Il faut quarante années à l’être humain pour parvenir, à travers la crise du milieu de la vie, au véritable cœur de sa personnalité. Les quatre semaines préliminaires à la nativité symbolisent le temps de l’attente de la transformation.

Mais en quoi la venue du Christ nous concerne-t-elle, d’une façon générale ?

L’Avent est avant tout un moment de cri du peuple qui attend sa rédemption, son Messie. Avant la venue de Jésus l’espérance messianique était à son paroxysme dans le peuple juif, surtout chez les humbles sur qui pesait le plus lourdement l’occupation romaine. En effet, La Palestine, à l’époque de Jésus, vit sous l’occupation romaine. La succession d’Hérode le Grand, en 4 avant J.-C., et le partage de son royaume entre ses trois fils ne se firent pas sans mal. Dès ce moment, la révolte gronde partout, et notamment en Galilée où Judas de Gamala provoque deux soulèvements avant d’être exécuté. Peu après l’arrivée de Pilate à Jérusalem en 26, une émeute est matée avec férocité. La situation politique est tendue, l’insurrection souhaitée par les nationalistes, qui mêlent dans une même haine l’occupant et ceux qui collaborent avec lui. La situation économique n’est pas meilleure: les impôts, les réquisitions et les corvées pèsent lourdement sur la population. Les trois grands partis juifs du temps n’ont pas tous la même attitude envers les Romains. Du point de vue religieux, ils ont tous en vue l’observance des commandements mosaïques, si bien que le judaïsme se présente plus comme une orthopraxie que comme une orthodoxie. Les esséniens eux-mêmes, qui vivent en marge de la société et du Temple, ne sont pas rejetés de la communauté juive.
 
Dans ce climat on attendait et espérait la libération promise par les prophètes. On croyait sa venue imminente. Ce n’était plus une aspiration pieuse. C’était le soulèvement sourd et puissant de tout un peuple. On attendait le Messie comme la terre desséchée, brulée par le soleil, attend la pluie. Comme le prisonnier attend sa libération. En réalité, la nation tout entière était captive. Elle était comme prise de fièvre. Elle frissonnait et frémissait au moindre signe. Au moindre souffle.

L’Avent c’est donc le temps pendant le quel le peuple espère voir enfin la suppression de la violence, de l’injustice et l’instauration du règne de Dieu : « Ah ! Seigneur si tu déchirais les cieux et si tu descendais » (Is 63,19) L’idée de préparation à la venue du Christ confère une ressemblance particulière à ce temps de l’ancien testament : « depuis plus de quatre mille ans nous l’annonçaient les saints prophètes » chantait le vieux cantique. Ce qui fait que pendant l’Avent nous relisons les passages prophétiques de la bible qui sont en relation avec la venue du Messie, particulièrement ceux d’Isaïe, de Michée, de Malachie. Nous pourrons lire avec beaucoup d’intérêt les chapitres 63 et 65 du prophète Isaïe. Par ailleurs, les textes du nouveau Testament faisant évocation de la préparation immédiate de la manifestation du Christ seront aussi lus : une grande part sera consacrée au précurseur Jean le Baptiste. De manière plus intime, l’attente se fait avec Notre Dame qui a porté l’enfant dans son sein et, comme toutes les mères, a vécu avec lui en communion étroite dans la foi aux paroles de l’ange Gabriel « Bienheureuse celle qui a cru ». De plus, à l’approche de noël, on fera mémoire de la conception virginale, de la visitation, de l’émerveillement d’Elisabeth, et du chant d’action de grâce de Marie, le Magnificat. Avec elle, l’attente est à la fois recueillie et joyeuse ; si bien que la liturgie de l’Avent comporte une part de pénitence, marquée par la couleur liturgique, le violet, mais l’attente joyeuse domine tout de même.

II Le seigneur vient


C’est donc dans ce contexte que le Messie de Dieu fait son apparition et de la façon la plus ordinaire je dirais même banale. A la différence des souverains et des grands hommes, lui il naît non pas dans un palais mais dans une étable loin de la maison de ses parents et pour berceau il a droit à une mangeoire. Seul les pauvres en la personne des bergers le reconnaissent et viennent s’incliner pour l’adorer.

Lors de l’Avent, nous fêtons la venue de Jésus-Christ parmi nous, dans nos cœurs. Cela signifie d’abord que Jésus vient à nous, qu’il frappe à la porte de notre cœur. Bien entendu, nous savons qu’il est déjà venu sur cette terre, il ya deux mille ans, sous sa forme humaine, pour être avec nous. Il est parmi nous quand nous célébrons le service divin. Mais si nous l’éprouvons comme celui qui vient, c’est parce que nous ne sommes pas encore, nous-mêmes, vraiment arrivés chez nous, un humoriste Allemand a dit cela de façon tout à fait excellente : « Ce soir, j’ai de la visite. J’espère que je serais là, chez moi ! » Souvent nous ne sommes pas chez nous en nous-mêmes. Nous sommes quelque part, n’ importe où, dans nos pensées, nos sentiments. Nous nous promenons avec eux. En effet, trop d’activités ne laissent guère la place à la prière et au recul nécessaire pour relire nos vies. Les choses se succèdent et s’enchainent à un rythme que s’il n’ya pas maladies ou incident contraignant, point de temps pour un repos véritable ni pour une méditation profonde.

Quand Dieu vient à nous, c’est toujours pour nous une aventure. Alors nos certitudes les mieux établies s’effondrent. De nombreux contes ont pour thème un être qui attend la venue de Dieu. Il prépare un repas de fête, mais les autres contrecarrent ses préparatifs. Un pauvre vient à lui et lui demande de l’aide ; il le renvoie. Un jeune vient à lui, mais le dérange dans son attente de Dieu. En faite, c’est Dieu lui-même qui est venu en ces êtres démunis. Mais nous sommes tellement fixés sur nos images Dieu que, quand il vient, nous ne le voyons pas. Nous attendons toujours une venue qui sorte de l’ordinaire, et ne remarquons absolument pas que Dieu vient à nous tous les jours, sous la forme d’êtres qui nous font le don d’un sourire. Chaque rencontre d’un être humain est une aventure, une venue de Dieu vers nous, mais qui ne devient un évènement particulier que si nous y sommes ouverts.

III. Prépare-toi à l’accueillir.


Bien aimés de Dieu. Dieu est à l’œuvre en cet âge, ces temps sont les derniers. Dieu est à l’œuvre en cet âge, le jour va se lever ! Ne doutons pas du jour qui vient, la nuit touche à sa fin. Et l’éclat du seigneur remplira l’univers mieux que l’eau ne couvre les mers. Quelle est la tâche des hommes que Dieu vient rassembler, afin de bâtir le royaume du prince de la paix ? Que faire pour hâter ce jour tant espéré ou l’éclat du seigneur remplira l’univers mieux que l’eau ne couvre les mers ? Oui, comment accueillir le messie qui vient dans notre humanité, en cet âge ou Dieu est à l’œuvre ? Oui, en ces temps qui sont les derniers comment concrètement se vit se temps d’attente du messie ? Ou quelles sont les caractéristiques du temps de l’Avent ? Pour que ce jour ne nous perde, ce jour comme un voleur ne dormons pas aux ténèbres, veillons dans le seigneur nous recommande la mère église qui nous demande de rester vigilant surtout en ce temps de l’avent, qui est un temps de ferveur, de faveur divine, une période de salut, de paix de réconciliation et de conversion. En cette période d’attente outre la préparation matérielle (habits de fête, repas, cadeaux à offrir. etc.) Qui nous tient le plus souvent à cœur l’église nous recommande de nous replonger dans l’intimité de Dieu à travers par exemple :

  • L’Attente :
C’est l’attitude à la quelle l’Avent ne cesse de nous inviter : « Soyez semblables, vous, à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces, pour lui ouvrir dès qu’il viendra et frappera » (Luc 12, 36). Attendre c’est être tendu, il ya quelque chose à attendre : le retour du maître parti assister à une noce. Ou bien, même, le fiancé en personne, ainsi qu’il est raconté dans la parabole des « vierges folles » et des « vierges sages » (Mt 25,1s). L’attente suscite en l’être humain une saine tension. Qui attend n’en est pas à tuer le temps par ennui ; il est tout tourner vers un but. Le but de cette attente, c’est une fête, la fête de notre incarnation humaine, de l’ascension à nous-mêmes, de l’union par laquelle nous ne ferons plus qu’un avec Dieu. C’est donc un temps favorable de travail pour que grandisse en nous l’amour de celui que nous attendons. Ne remettons donc aucun effort à demain, car le temps nous échappe et nous échappera toujours. Devant tel service à rendre, devant tel devoir à accomplir, ne tergiversons plus, ne lésinons pas sur le temps et les moyens au risque que nos belles intentions, nos beaux projets, nos pieuses résolutions ne demeurent sans suite consistante, comme des nuages sans eaux, vains et stériles. Mais nous n’attendons pas Dieu simplement : Dieu nous attend aussi, il attend que nous nous ouvrions à la vie et à l’amour. Notons que l’attente évoque aussi l’attitude de l’observateur à son poste, d’où il veille, il monte une garde vigilante. Attendre c’est donc regarder tout autour de soi si quelqu ‘un s’approche, si quelque chose vient vers nous. Mais cela peut aussi vouloir dire : veiller sur quelque chose, sur un être, en prendre un soin attentif, comme le gardien ou le garde malade. L’attente produit sur nous deux effets : elle élargit notre vision et nous rend attentifs à l’instant présent, à ce que nous y vivons, aux êtres avec lesquels nous sommes entrain de parler. L’attente nous donne un cœur plus vaste.

  • La Nostalgie :
L’Avent, c’est le temps de la nostalgie. La nostalgie, c’est le désir amoureux de ce qui peut pleinement combler et pacifier notre cœur. Elle est toujours liée à l’amour, au cœur, qu’elle rend plus vaste.

  • La Veille :
L’éveil, c’est l’esprit même de l’Avent. Nous ne pouvons accueillir la venue de DIEU que si nous sortons du sommeil, si nous nous dépouillons des illusions que nous nous sommes faites sur la vie. L’Avent ce n’est pas la fuite dans un beau rêve éveillé ; c’est au contraire l’éveil à la réalité. La réalité authentique, c’est DIEU. Mais, parce que la plupart du temps nous dormons et nous errons dans quelques rêves éveillé, nous ne sentons pas que DIEU vient à nous, jour après jour, et que nous baignons entièrement dans sa présence aimante et secourable. Cependant, il ne s’agit pas seulement de nous éveiller, mais d’adopter la veille comme attitude fondamentale. Le sens propre du verbe « veiller », c’est : rester en état d’éveil, de vigilance, pendant le temps où l’on est censé dormir. Veiller, c’est vivre consciemment chaque instant qui passe, être pleinement présent, vraiment vivant. La vigilance requiert la sobriété. Est vigilant celui qui ne s’étourdit pas, ni par des drogues, ni par l’esprit de consommation, ni par le divertissement. Pendant l’Avent, bien des gens s’étourdissent par une activité fébrile, qu’ils propagent autour d’eux. Ils pensent devoir alors expédier toute la correspondance qu’ils ont ajournée l’année durant. Contre cette anesthésie, l’on peut tenter de s’exercer, pendant l’Avent, à une autre attitude : celle de la sobriété et de la vigilance. Si l’on regarde autour de nous à l’approche des fêtes l’agitation dans les rues, on comprendra combien superflue est l’agitation fébrile par laquelle tant de gens sont poussés à fuir la réalité authentique. L’état de veille et de vigilance nous apprend quel est le véritable enjeu des fêtes de noël. Au temps de l’Avent, nous nous entendons rappeler sans cesse les exhortations de l’écriture : nous devons veiller comme les « vierges sages » ou comme le serviteur fidèle, car nous ne savons pas quand le Seigneur va venir. Le Seigneur peut venir la nuit comme un fiancé qui nous invite à la fête. Si nous dormons, nous manquerons la fête de notre incarnation, de notre accession à la véritable humanité, à l’unité avec DIEU. Mais le Seigneur peut aussi venir la nuit comme un voleur : « si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur devait venir, il aurait veillé et n’aurait pas permis qu’on perçât le mur le mûr de sa demeure. »(Mt, 24,43). Pendant la nuit nous devons veiller, parce que le Seigneur n’annoncera pas sa venue. Il viendra à la dérobée, comme un voleur. Et c’est seulement si nous sommes éveillés, comptant heure après heure sur sa venue, que nous pourrons l’accueillir dans notre maison. La veille, la vigilance, ce n’est pas l’attitude fondamentale qu’il nous faudrait adopter seulement pendant l’Avent. A Noël aussi nous entendons parler de ces bergers qui montaient la garde durant la nuit. C’est parce qu’ils veillaient qu’ils entendirent proclamer la Bonne Nouvelle de la naissance du Messie. Même la vigilance imprévue, involontaire, est bonne : si nous nous réveillons la nuit et ne pouvons plus nous rendormir, ne nous en défendons pas, mais saisissons cette occasion de veiller en toute conscience. Tendons l’oreille dans la nuit, dans le silence, vers notre cœur ! Que veut dire DIEU ? Quel ange t’envoie-t-il pour t’annoncer une bonne nouvelle ? Peut-être commenceras-tu à comprendre pourquoi les moines ont toujours tellement aimé la veille la nuit. En effet, c’est précisément la nuit, quand nous veillons, que nous sommes sensibilisés au mystère de DIEU, qui cherche à nous empoigner.

  • La prière et la charité :
Un temps de prière quotidienne, une participation active à la messe quotidienne et pourquoi pas une lecture assidue de la parole de Dieu. Et tout cela de façon individuelle et collective. Oui, osons inviter nos enfants, les autres membres de la famille à se joindre à nous pour la prière quotidienne. Et surtout n’oublions pas que si bien souvent nous devons prendre le temps pour nous il nous faut aussi quelques fois accepter retrousser nos manches. C’est-à-dire faire œuvre de charité inventive envers le prochain et particulièrement les plus démunis tel les vieilles personnes, les malades et les enfants. Profitons de ce temps de l’Avent pour faire du bien autour de nous. Pourquoi par exemple ne pas envisager organiser un repas pour les enfants ou leur offrir des bonbons le jour de Noël ; jour qui leur est dédié ; chacun de nous en conscience et selon ses moyens peut bien faire quelque-chose ; surtout ne disons pas : «  je n’ai rien ». En effet, même si nous n’avons pas d’argent nous avons notre joie et notre bonne humeur à communiquer aux autres surtouts aux malades par nos visites qui sont pour eux réconfortants. En effet, n’oublions pas que ce sont les petits plaisirs qui procurent les plus grandes joies et sont les plus grands stimulants. Dites vous que comme vous quelque part en ces jours quelqu’un espère un trésor et ce trésor peut-être un geste d’attention, un petit sourire qui va illuminer toute une vie

Conclusion :


Bien aimés attendre l’arrivée du messie c’est aussi et surtout accepter de vivre chaque jour la conversion ; se convertir, abandonner ses mauvaises habitudes pour épouser petit-à petit, faire siennes les recommandations du christ. Il n’est pas tard pour nous, nous pouvons encore nous ressaisir car il viendra, c’est certain. Il faut donc qu’il nous trouve en ténue de veille. Oui, il viendra un soir où nul ne l’attend plus, peut-être. Appelé par son nom quelqu’un tressaillira. Au cœur sans mémoire, qu’un temps soit accordé pour qu’il se souvienne !
Il viendra un soir pareil à celui-ci, peut-être. A l’orient, devant lui, le ciel s’embrasera. Au pauvre, allez dire que tout s’accomplira selon la promesse. Il viendra un soir sera le dernier soir du monde. Un silence d’abord, et l’hymne éclatera. Un chant de louange sera le premier mot dans l’aube nouvelle.

Abbé Eric TRAORE
En ma dixième année de Sacerdoce.
 

Article publié par MICHEL LAISNE • Publié le Mercredi 12 décembre 2012 • 10485 visites

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