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Les miracles eucharistiques

Circonstances, manifestations, aperçu de quelques miracles célèbres

 

L_Hostie du Miracle dans son tabernacle (Douai) L_Hostie du Miracle dans son tabernacle (Douai)   Monument avec les Reliques Sacrees (Lanciano) Monument avec les Reliques Sacrees (Lanciano)   Reliquaire de la Sainte Hostie (Faverney) Reliquaire de la Sainte Hostie (Faverney)   Ostensoir de la Benediction Miraculeuse (Bordeaux) Ostensoir de la Benediction Miraculeuse (Bordeaux)  

 

Des circonstances très diverses :

 

  • les doutes du prêtre en la présence réelle alors qu'il célèbre la Messe, comme à Lanciano et Bolsena,

 

  • un sacrilège comme lors du vol d'une hostie ou d'une profanation, comme à Santarém au Portugal,

 

  • une négligence comme à Cascia en Italie, en 1330, lorsqu'un prêtre place une hostie consacrée entre les pages de son bréviaire,

 

  • ou une maladresse comme à Douai en 1254, quand une hostie tombe par terre,

 

  • ou encore lors d'une catastrophe, comme à Faverney en 1608, quand l'hostie est préservée d'un incendie.

 

Des manifestations elles aussi diverses :

 

  • lévitation de l'hostie : à Lourdes en 1994,

 

  • apparition d'une image sur l'hostie : à Douai en 1254, ou à Chirattakonam (Inde) en 2001,

 

  • saignement de l'hostie : à Lanciano vers 750, à Trani dans les Pouilles (Italie) vers l'an mille, à Bolsena en Italie en 1263, à O Cebreiro en Espagne en 1300, à Buenos Aires en 1996....

 

Aperçu de quelques miracles célèbres :

 

  • Rome, en 595, selon la Vita Beati Gregorii Papae écrite par le diacre Paul en 787, pendant une célébration eucharistique présidée par le pape Grégoire le Grand, au moment de recevoir la communion, une noble dame romaine se mit à rire, prise de doutes sur la présence réelle dans le pain et le vin consacrés. Le Pape alors, troublé par le manque de foi de cette femme, décida de ne pas lui donner la communion et aussitôt le pain se transforma en chair et en sang. La relique eucharistique est conservée à Andechs, en Allemagne, dans un monastère bénédictin.

 

  • Lanciano, en 750, Ce miracle eut lieu au début de VIIIe siècle. Il découle de la persécution dont l’Église a été l'objet de la part de l'empereur Léon III. En effet, de nombreux moines grecs ont dû se réfugier en Italie. Parmi eux, figuraient les moines disciples de saint Basile (329-379), évêque de Césarée de Cappadoce, dans l'actuelle Turquie orientale. Quelques communautés de ces moines trouvèrent asile à Lanciano. Un jour, un moine, pendant qu'il célébrait la sainte messe, fut assailli de doute quant à la présence réelle de Jésus dans la sainte Eucharistie. En prononçant les paroles de la consécration sur le pain et le vin, il a assisté à la transsubstantiation du pain et du vin qui se sont transformés en chair et en sang de Jésus. Le vin consacré s'est coagulé en 5 grumeaux de grosseur inégale. Les caillots de sang sont de grosseur différente, mais, pesés individuellement, leur poids est identique à la somme des cinq caillots réunis. Par ce signe, le Seigneur a-t-il voulu nous montrer ce que l’Église enseigne : « Le Christ est totalement présent dans chacune des plus petites parcelles de l'Hostie consacrée, dans la plus petite goutte de vin consacré ? » Cette chair et ce sang miraculeux ont été conservés et de nombreuses analyses ont été pratiquées au cours des siècles. On peut les vénérer aujourd'hui encore dans l'église San Francesco des Frères Mineurs Conventuels.

    Désireux de vérifier l'authenticité du miracle de Lanciano, à l'époque actuelle, les Frères Mineurs Conventuels, avec l'autorisation de Rome, avaient demandé à un groupe d'experts d'examiner la chair et le sang coagulé. De novembre 1970 à mars 1971, des tests en laboratoire ont été pratiqués avec une extrême rigueur par les professeurs Odoardo Linoli et Ruggero Bertelli. En 1973, une commission médicale de l'Unesco a corroboré leurs résultats au cours de 500 tests qui ont duré 15 mois. Les conclusions ont circulé dans des revues scientifiques du monde entier. En 1991, des analyses ont été répétées et sont parvenues aux mêmes conclusions : 1. les substances examinées sont réellement de la chair et du sang ; 2. la chair et le sang sont d'origine humaine ; 3. la chair est constituée d'un muscle en provenance du cœur (myocarde) ; 4. la chair et le sang sont du même groupe sanguin AB 5. le diagramme de ce sang correspond à du sang prélevé du corps d'un homme, le jour même ; 6. la chair et le sang sont exactement comparables à ceux d'un homme ayant existé réellement ; 7. dans les tissus organiques, on n'a relevé aucune trace de perméation d'une substance destinée à les préserver par momification ; 8. la façon dont cet échantillon de chair a été obtenu par dissection d'une partie du myocarde relève d'un talent exceptionnel de la part du praticien ; 9. aucun signe de début de corruption, bien que ces reliques aient été exposées durant des siècles à l'action d'agents physiques, atmosphériques et biologiques.

 

  • Augsbourg en 1194, fut rapporté le miracle eucharistique connu sous le nom de Wunderbarlichen Gutes (Bien Miraculeux), décrit dans les documents historiques consultables à la Bibliothèque nationale et civique d’Augsbourg. Une hostie volée se transforma en chair sanglante. À Alatri dans le Latium, en 1228, une jeune femme, pour retrouver l’amour de son fiancé, s’adressa à une voyante qui lui suggéra de voler une hostie consacrée pour en faire un philtre d’amour. Pendant une messe la jeune fille réussit à s’emparer d’une hostie qu’elle cache dans un linge. Rentrée chez elle, elle s’aperçut que l’hostie était transformée en chair ensanglantée. Une bulle pontificale de Grégoire IX évoque ce prodige

 

  • Douai 14 avril 1254, à l'occasion de Pâques, dans la Collégiale St Amé, le visage du Christ est apparu dans l'hostie. La Sainte Hostie est conservée depuis ce miracle survenu il y a 7 siècles et demi. Les comptes de paroisse témoignent (en 1356). qu'un siècle après la proclamation de la fête liturgique, la mémoire du Saint Sacrement se célébrait à Douai, le mercredi de Pâques.

 

  • Bolsena, en 1264, province de Viterbe dans la région Latium en Italie centrale, dans un contexte un peu semblable à Lanciano, l'hostie changée en chair a saigné abondamment, et le sang a taché le corporal. Les reliques sont conservées dans la cathédrale d'Orvieto. Le pape Urbain IV s'y était rendu et en avait institué la fête du Saint Sacrement. Elle y fut proclamée solennellement l'année suivante

 

  • O Cebreiro, en 1300, à en Galice (Espagne), le célébrant ne croyait pas à la présence réelle de Jésus. L'hostie et le contenu du calice se changèrent en sang et en chair. Près de 200 ans plus tard, la reine Isabelle fit faire un reliquaire de cristal. Les reliques sont toujours portées en procession chaque année pour la Fête-Dieu. Cet épisode est attesté par deux bulles papales d'Innocent VIII (1487) et d'Alexandre VI (1496).

 

  • Amsterdam en 1345, une hostie consacrée fut préservée des flammes. Ysbrand Dommer était gravement malade et vomit la communion qu’il venait de recevoir. L’hostie fut jetée par sa domestique dans le feu de la cheminée. Elle aurait été retrouvée le lendemain intacte et suspendue en l’air au milieu de la cheminée. De nombreux témoins auraient assisté au prodige et l’évêque d’Utrecht, Jan Van Arkel en autorisa tout de suite le culte. Aujourd’hui encore à Amsterdam, a lieu chaque année une procession en l’honneur du miracle.

 

  • En 1411, un prêtre qui célébrait la messe doutait de la transsubstantiation, vit le vin se transformer en sang. A l'occasion du 600e anniversaire de ce miracle produit en Ludbreg (Croatie), le pape émérite Benoît XVI avait nommé le cardinal Tomko comme son représentant personnel. Selon radio Vatican, ce miracle eucharistique fait l'objet d'une vénération pour les fidèles croates qui, au cours des siècles, ont été témoins d'innombrables guérisons.

 

  • Faverney le 25 mai1608, jour de la Pentecôte, le Saint Sacrement est exposé ; pendant la nuit un incendie brûle la table -reposoir sur laquelle était posé l'ostensoir. Le lundi matin on découvre avec stupéfaction que l'ostensoir se trouve suspendu dans le vide au dessus des restes carbonisés. Pendant trente trois heures le miracle dure et des milliers de personnes en sont témoins.

 

  • Naples, en 1772, des quantités d'hosties volées furent miraculeusement retrouvées, en plusieurs fois, dans un champ, grâce à des lumières inexplicables ; cela a fait l'objet d'une enquête rigoureuse du Tribunal archiépiscopal, qui dressa un procès-verbal de 364 pages ; 17 hommes (dont des prêtres) ont témoigné judiciairement sous la foi du serment, et le récit détaillé en a été fait par saint Alphonse de Ligori, évêque et Docteur de l’Église, qui affirme que d'autres miracles de ce genre ont été décrits dans ses autres livres.

 

  • Bordeaux, en 1822, pendant plus de vingt minutes Jésus bénissant apparut dans l’hostie exposée à l’adoration des fidèles.

 

  • Buenos Aires, en 1996, un miracle eucharistique fut rapporté le 18 août 1996. Une femme informa le prêtre qui finissait de célébrer la Messe qu' une hostie avait été jetée au fond de l'église. Le prêtre refusant de manger l'hostie souillée la mit dans une custode au tabernacle. Cinq jours après, le prêtre constata que l'hostie était devenue une substance sanglante. Les photos ont été prises à la demande de Mgr Bergoglio, qui était à l'époque évêque auxiliaire de Buenos Aires et qui demanda des analyses. Celles-ci établirent qu'il s'agissait d'une parcelle de muscle cardiaque humain. Des analyses ont été effectuées. Le groupe sanguin AB dénote que c'est le rhésus d'un homme qui a beaucoup souffert (inflammation des cellules) et qui est vivant. Les globules blancs sont présents neuf ans après (ce qui est aussi un miracle, car ils meurent rapidement)

 

  • Lourdes, le 7 novembre 1999, lors d'une messe télévisée en direct célébrée en la basilique souterraine, eut lieu un phénomène tout à fait particulier. La grande hostie de la célébration s'est soulevée d'elle-même au moment de la consécration (précisément à la première Épiclèse, c'est-à-dire à l'instant où, selon la foi catholique, Dieu envoie son Esprit sur le pain et le vin). Elle est restée suspendue, de manière immobile et statique pendant tout le temps de la prière eucharistique.

 

 

 

Article publié par Paroisse St-Maurand St-Amé de Douai • Publié Mercredi 28 mai 2014 • 2137 visites

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